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Tout savoir sur la posture et la démarche
Nous vivons dans une civilisation du corps droit : influence directe de notre tradition judéo-chrétienne, double symbole de la croix et de l'épée, un corps droit inspire la clarté voire l'efficacité, ainsi que la confiance. La posture droite reste aujourd'hui le signal le plus puissant du professionnalisme.
Marchez comme un gagnant
Ill n'existe pas de manière naturelle de marcher, d'après l'ethnologue Marcel Strauss. Autrement dit, non seulement notre façon de marcher est un acquis naturel, le résultat d'un apprentissage, mais encore chacun d'entre nous adapte sa démarche à sa personnalité.
Si l'on peut dire qu'un mannequin ne marche pas de la même façon qu'une infirmière, un marin, qu'un paysan, un cadre qu'un employé, on peut également affirmer que chacun d'entre nous a la possibilité d'améliorer sa façon de marcher et de l'adapter aux circonstance de son activité.
La première méthode de base pour progresser
Essayez d'observer votre posture. Ce n'est pas facile mais vous pouvez y arriver : par exemple, en vous faisant filmer puis, lorsque vous regarderez le film, en vous concentrant sur votre posture : ou bien encore dans la rue, aujourd'hui, il existe dans les villes de plus en plus d'endroits vitrés où se reflète notre image et où vous pouvez, d'une manière furtive, jeter un coup d'oeil de temps en temps.
Demandez-vous alors quelle allure vous avez et surtout si elle correspond à celle que vous voulez et penser donner aux autres. Sans doute serez-vous surpris. Très souvent, on ne s'attend pas à l'attidude corporelle que l'on a. Et pourtant, il faut si peu de choses pour donner une image à peu près conforme à celle que l'on veut donner.
Quand vous marchez dans la rue, dans un immeuble, prenez le temps de pensez à votre corps, dites-vous tout d'un coup :"Que fais-je de mon corps en ce moment ?" En général, ce genre de petite phrase suffit pour vous redresser et apporter à toute votre charpente une tonicité supplémentaire.
Voici quelques points de repères importants si vous voulez inspirer aux autres une communication visuelle globale plutôt positive (et du coup, à vous-même car les autres vous renvoient votre propre image). Tout le monde (sauf handicap exceptionnel) peut appliquer ces conseils, quels que soient l'âge, la taille et la corpulence :
Entraînez vous à avoir de votre corps une représentation positive, en tout cas conforme à celle de notre époque et civilisation. Pour vous y aider, vivez votre corps comme un axe avec une symétrie claire, sentez le parallélisme de vos bras, de vos jambes. Le simple fait de projeter dans son esprit un shéma corporel évident insuffle à l'individu une dynamique dans son attitude et ses mouvements.
Tout est dans le dos et dans les jambes : souven, il suffit de rejeter ses épaules vers l'arrière et de mettre ses pieds bien à plat pour donner une image corporelle plus ouverte à la communication.
Ne croisez pas vos jambes n'importe comment, ne vous déhanchez pas pour un rien, ne vous voûtez pas à la moindre anicroche... et vous donnerez l'impression de quelqu'un de décidé, sachant ce qu'il va dire.
Acceptez votre image, ensuite vous la changerez s'il le faut. Ne cherchez pas à faire l'inverse, n'essayez pas de changer quelque chose en vous que vous n'avez pas encore accepté. On ne modifie que ce que l'on est capable de comprendre.
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Se présenter est à la fois une technique est un art. La plus grande difficulté consiste à adapter sa présentation et son discours au contexte et à la personne qui vous fait face. Lors d'un entretien, les présentations sont capitales, car comme chacun d'entre nous dans les situations usuelles, le recruteur "jauge" en quelques secondes son interlocuteur et s'en fait une opinion à priori dont il aura du mal à se débarrasser par la suite. Somme nous l'avons vu, la posture joue en premier lieu, comme stimulus visuel, puis les autres sens interviennent, comme l'ouïe (ton et timbre de voix), et le toucher (poignée de main). D'où la nécessité de soigner les détails des premiers instants. Alors au début d'un entretien, comment faut-il faire ?
La plupard des professionnels se présentent trop vite et leurs interlocuteurs n'osent pas leur faire répéter. Résultat, l'entretien continue dans un flou qui va peser sur tout le reste de la rencontre. Lors de l'entretien, l'interlocuteur connaît la plupart du temps déjà votre nom, mais il souhaite l'entendre clairement de votre bouche. Commencez par votre prénom, puis votre nom de famille. Ne le faites pas pour faire "copain" , même si cela crée un climat de convivialité. Faites-le pour une raison technique de communication : le prénom a de fortes chances de faire partie du référentiel du recruteur, donc de déclencher un stimulus et de créer une entrée en mémoire plus facile. Votre nom de famille n'en sera que mieux intégré. Pensez à faire suivre le bonjour par le titre de civilité "Monsieur" surtout si vous ne connaissez pas le nom de la personne.
Prenez soin de votre articulation et détachez du "courant phonatoire" tout nom propre en découpant les syllabes (n'exagérez pas...). Freinez le débit, augmentez légèrement le volume. Très important : prononcez le non de votre interlocuteur au moins une fois dans la conversation. Ce dernier passe son temps à essayer de "connaître" des inconnus et a parfois le sentiment de disparaître dans un océan d'altérité. Prononcer son nom de famille fixe instantanément son attention sur vos paroles et surtout, souligne un échange réel entre deux personnes égales en statut et en comportement. Plus votre interlocuteur se reconnait en vous, plus vous marquez des points. Ne manquez pas de le faire à nouveau au moment du départ, en disant au revoir.
La question ne se pose pas, toute rencontre entre deux personnes "ayant des choses à se dire" doit commencer par une poignée de main. C'est une entrée en matière qui participe, dans toute relation humaine entre inconnus, à l'appréciation de l'autre, de son comportement social et de son attitude.
Attention, travalllez votre poignée de main ! Les recruteurs détestent les mains "guimauve" qui se plient sous la pression, les mains moites (mettez un mouchoir dans votre poche si c'est lle cas), ou les mains d'acier qui vous brisent les phalanges. La poignée ne doit ni être trop forte, ni trop faible, ni trop longue.
Au moment du départ, certains estiment ne pas avoir à prendre la responsabilité de la poignée de main et attendent un geste de ll'interlocuteur. Pourtant, il estconseillé de montrer à votre recruteur que vous avez apprécié sa rencontre. A juste titre, si tel est le cas, tâchez de montrer votre envie. Une fois debout, marquez une pause en face de lui (ou elle) en montrant une attitude humble mais affirmée, et baissez brièvement le regard en direction de la main à serrer. La réaction est presque toujours automatique ; la personne tend la main. Une bonne occasion pour un regard franc et sincère.
Le départ est un moment particulièrement important. La personne que vous vous apprêtez à quitter va vivre l'impression finale que vous lui laissez. Et ce, encore quelqiues instants après votre départ. Souhaitez une bonne fin de matinée, de journée, de soirée ou même de semaine en fonction des circonstances ou d'un prochain rendez-vous. Regardez bien votre interlocuteur en partant (ou bien un regard circulaire s'ils sont plusieurs). Ne baissez pas le regard vers le sol tant que vous êtes avec eux.
Fort de ces astuces, vous partirez mieux préparé, mais entraînez-vous : rien n'est complètement inné !
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